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Avocat pour victime d’erreur médicale et hydrocortancyl

Le 07 mars 2017
Avocat pour victime d’erreur médicale et hydrocortancyl
L’utilisation d’un médicament n’est jamais anodine et il est important de respecter non seulement les prescriptions des médecins mais également les instructions des laboratoires qui mettent sur le marché de nouvelles molécules.
 
On n’est jamais assez vigilant.
 
Les scandales sanitaires se cumules depuis plusieurs années.
 
Après le médiator, l’affaire des prothèses PIP, certains vaccins contre l’hépatite C, l’utilisation du dépakine chez les enfants ou plus dernièrement celui de l’uvertérol D, les patients doivent redoubler de vigilance.
 
Cette vigilance doit se porter aussi bien sur l’utilisation des médicaments que sur leurs modes d’administrations.
 
En effet, on n’est jamais trop vigilant et la lecture des notices d’utilisations pourrait en faire frémir plus d’un, tant les effets indésirables ou secondaires sont très importants, peu importe le médicament.
 
Ne vous êtes-vous jamais posé la question : comment se fait-il qu’il y a autant de recommandation ou d’avertissement sur des effets secondaires indiqués dans les notices des médicaments.
 
La réponse est sordide….
 
Cette notice est le plus souvent destinée aux patients.
 
Dès lors, vous devez avoir bien conscience que le laboratoire, en énumérant autant d’effets indésirable ou secondaires, ne veut qu’une seule chose : éviter d’engager sa responsabilité pour manquement à l’information.
 
Aussi, au lieu d’indiquer les pourcentages de risques d’effets secondaires sur la population consommatrice de médicament, le laboratoire pharmaceutique se contente d’énumérer une liste très longue et exhaustive.
 
Ainsi on ne pourra pas l’attaquer pour un défaut d’information si le risque ou l’effet secondaire se produit.
 
D’un autre côté, la consommation de médicament ne doit jamais se faire de manière autonome.
 
Autrement dit, il appartient au médecin prescripteur ou administrateur de traduire et d’expliquer l’utilisation du médicament et des effets positifs ou négatifs sur le patient.
 
Il s’agit d’une obligation légale qui s’impose aux médecins et aux pharmaciens afin de permette aux patients de consommer ou non, en toute conscience un médicament.
 
Prenons un exemple, triste de conséquence, l’utilisation d’un médicament produit par le laboratoire SANOFI, hydrocortancy.
 

Les dangers de l’utilisation du médicament HYDROCORTANCYL 

 
L’avocat d’une victime de hydrocortancy va tout d’abord vérifier si les dispositions légales ont bien été respectées par les médecins.
 
Mais petit rappel au préalable.
 
Initialement le laboratoire Sanofi produisait un anti inflammatoire stéroïdins à action prolongée, l’ALTIM.
 
Ce médicament était administré couramment par injection sur le patient et afin de traiter des douleurs, rhumatique et tendineuse en autre.
 
 
Suite à un incident technique survenu lors de la fabrication de ce médicament le laboratoire va être alerté sur la qualité.
 
C’est ce que révélera une enquête interne suite à des présumés effets secondaires et des conséquences graves qui serait apparu sur certains patients.
 
Très vite le laboratoire va alerter les professionnels sur la rupture d’approvisionnement de ce médicament et la nécessité d’utiliser des traitements alternatifs.
 
L’HYDROCORTANCYL va être proposé comme substitue.

Il s’agit d’une molécule appelée prednisolone qui est un corticoïde de synthése utilisé pour son effet anti inflammatoire.
  Mais il s’agit aussi d’un médicament dangereux si il est mal utilisé.  

En effet les contres indications sont les suivantes :
  • Risque d’infection locale, trouble sévère de la coagulation, hypersensibilité.
  • Les effets indésirables sont l’atrophie de tissus musculaires, des ruptures tendineuses, des réactions alergiques.
 
En cas d’administration intradurale, des cas, rares, de méningite ou thrombophlébite.

Mais le plus grave est en cas d’administration au rachis cervical car de très rares cas ont causé des tétraplégies.

Dès lors, quels sont les précautions prises par les médecins pour éviter ces rares cas.

Est ce que le patient est bien informé de ces risques ?

Est ce que le patient informé de ces risques, bénéficie de toutes les précautions afin d’éviter la réalisation du risque ?
 
 

Avocat erreur médicale HYDROCORTANCYL

 
Dans la pratique de leur art, les professionnels de santé sont susceptibles de commettre diverses fautes.
 
Conformément à l’article L.1142-1 du Code de la santé publique :
 
«Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute ».
 
Les dispositions de cet article complètent celles de l’article 1147 du Code civil comme fondement de la responsabilité médicale depuis la loi n°2002-303 du 4 mars 2002.
                 
Le médecin se doit donc d’adopter un traitement adapté en appliquant notamment les protocoles connus et appliqués par la majorité de ses confrères. En ce sens : Civ. 2e, 1er juin 2011, n°10-15.108
 
Aussi, il appartient au médecin qui procède à une infiltration à vérifier si le médicament peut être administré au patient et à bien respecter les recommandations ou interdiction formulée par le laboratoire producteur ou bien les recommandations de la communauté scientifique.
 
En l’espèce, le 16 février 2017, apparaissait sur le site du VIDAL une recommandation aux professionnels utilisateur de l’HYDROCORTANCYL :  https://www.vidal.fr/actualites/20920/hydrocortancyl_prednisolone_modification_des_conditions_d_utilisation_en_injection_epidurale
 
On peut y lire de manière particulièrement claire et précise :
 
« Trois voies d'injection épidurale à ne pas pratiquer
En cas d'utilisation d'HYDROCORTANCYL en injection épidurale, les conditions à respecter sont les suivantes :
 
L’injection épidurale d'HYDROCORTANCYL ne doit pas être pratiquée :
 
        -  par voie foraminée, quel que soit le niveau (rachis cervical ou lombaire),
       -  par voie épidurale postérieure au niveau du rachis cervical,
       -  sur rachis antérieurement opéré. »
 
 
Aussi, si par malheur un médecin ne respectait pas ces indications et qu’il causé de graves lésions, cérébrale à son patient par exemple, il engagerait sa responsabilité pour faute
 
En effet, l’injection d’HYDROCORTANCYL par voie épidurale postérieure au niveau du rachis cervical, est inappropriée et interdite en raison des conséquences graves constatées sur d’autres patients.
 
Si vous êtes victime d’une mauvaise utilisation du médicament Hydrocortancyl contactez un avocat en droit médical.
 
Ce dernier saura comment vous conseiller pour obtenir une juste indemnisation en cas de faute.
 
 

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