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Dévitalisation d’une dent : votre avocat en responsabilité suite à une erreur de chirurgie dentaire à Nîmes

Le 01 juin 2015
Dévitalisation d’une dent : votre avocat en responsabilité suite à une erreur de chirurgie dentaire  à Nîmes
Les maladies cardiovasculaires, affections respiratoires, abcès, surinfection de prothèse articulaire, sinusite sont autant de pathologies susceptibles d’être développées en l’absence de soins dentaires.

A l’origine de la dissémination de bactéries toxiques responsables de ces troubles, l’accusé est clairement identifié : la carie.

L’action à distance des bactéries véhiculées par une carie peut s’étendre à tout le corps et avoir des effets néfastes insoupçonnés sur des parties du corps éloignées.

C’est ce qui amène certains chirurgien-dentiste à proposer la dévitalisation d’une dent.

Toutefois, la dévitalisation divise les avis des professionnels de santé.

Pourquoi s’y résigner ? L’opération comporte-t-elle des dangers ? Cela peut-il avoir des conséquences sur la santé ?

Ces questions amènent tout chirurgien-dentiste à effectuer une balance des intérêts en prenant en compte les bénéfices escomptés pour le patient et les risques encourus.

Habitant du Gard ou à Nîmes votre avocat tente de répondre à ces interrogations.

I - Les risques de la dévitalisation des dents des patiens à Nîmes

La dévitalisation vise à rendre la dent insensible par l’ablation du nerf. Toutefois, celle-ci n’est en aucun cas supposée se nécroser dans la mesure où elle reste reliée à la circulation sanguine par un ligament[1].

C’est du moins ce que l’on est en droit d’espérer si la dévitalisation est réalisée dans les règles de l’art.

Néanmoins, pour des raisons indépendantes de l’habileté du praticien, des complications peuvent survenir.

Ces raisons sont principalement liées à des facteurs anatomiques. La présence de canaux fins et courbés et d’une fracture de la racine dentaire qui n’est pas visible sur une radio sont autant de risques de complications.
Par conséquent, il est fréquent que des patients se trouvent dans une situation où ils subissent des fractures récurrentes de prothèses ou de couronnes.

Tel est le cas lorsque la dévitalisation a été suivie par la pause d’un tel dispositif par-dessus la dent préalablement dévitalisée[2].

Dans ce cas d’espèce, l’on peut déduire de l’apparition d’infiltrations carieuses que la dévitalisation initiale a été imparfaite.

Toutefois, la condamnation du chirurgien-dentiste confirmée par la Cour d’appel de Paris[3] était principalement fondée sur une erreur d’appréciation dans le matériel choisi pour l’implant prothétique qui a suivi la dévitalisation.

II - Les possibles fautes commises lors de la dévitalisation, préjudiciables au patient de Nîmes

En tant que professionnel de santé, votre chirurgien-dentiste se doit d’entreprendre des soins utiles ou du moins, proportionnés au bénéfice escompté pour votre santé.

Il ne répond pas à cette obligation dans le cas où il procèderait par exemple à la dévitalisation - ou pulpectomie - d’une dent saine ou vivante.

En ce sens, une Cour d’appel a condamné le dentiste en question à réparer la préjudice subi par son patient pour la dévitalisation de trois dents saines à hauteur de 6 250€[4].

La phase possiblement préjudiciable pour le patient est celle de l’obturation de la dent en ce qu’elle est source d’infection dont les conséquences peuvent se trouver décuplées par la pose simultanée d’une couronne ou autre dispositif.

Dans une affaire portée à la connaissance de la Cour d’appel de Paris en date du 20 septembre 2013, la patiente a obtenu la réparation de son préjudice lié à une inflammation de la racine d’une dent suite à sa dévitalisation[5].

Le rapport d’expertise de cette patiente a révélé que l’origine de son préjudice résidait dans l’insuffisance d’obturation ou le dépassement de la pâte antiseptique.
 
Les différents troubles abordés sont susceptibles de résulter d’une faute de la part du chirurgien-dentiste ayant procédé à la dévitalisation.

En cas de doute, le cabinet LEXVOX avocat disposant d'un bureau secondaire à Nîmes pourra vous confirmer la présence éventuelle d’une faute médicale et vous guider en vue d’obtenir la réparation de votre préjudice.

Ecrit par Melle Pauline Douyère-Pétin sous la direction de Maître Patrice Humbert avocat plaide à Nîmes 


[1] https://destinationsante.com/le-danger-des-dents-devitalisees-une-fable-tenace.html

[2] http://www.dentalespace.com/patient/soins-dentaires/63-dents-devitalisees-attention.htm

[3] CA Paris, 2e ch., 20 mars 2015, n°13/23719.

[4] CA Paris, 2e ch., 4 juillet 2014, n°10/23750.

[5] CA Paris, 2e ch., 20 septembre 2013, n°12/05950.

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