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Algodystrophie : que faire lors de la découverte de cette pathologie ?

Le 10 avril 2023
Algodystrophie : que faire lors de la découverte de cette pathologie ?
L’algodystrophie est un trouble douloureux chronique affectant les membres, provoquant inflammation, œdème et raideur articulaire. Découvrez les causes, les symptômes, le diagnostic et les traitements pour cette affection complexe.

L’algodystrophie, également appelée syndrome de la dystrophie sympathique réflexe (système nerveux sympathique ou SNS), est une affection douloureuse et invalidante qui affecte les membres et se caractérise par des inflammations, des œdèmes, des raideurs articulaires et des altérations de la fonction.

Elle résulte souvent d’un traumatisme, d’une intervention chirurgicale ou d’une immobilisation prolongée et nécessite des prises en charge multidisciplinaires pour la rééducation et le soulagement des symptômes.

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Définition de l’algodystrophie

L’algodystrophie, également connue sous le nom de syndrome de la dystrophie sympathique réflexe (SDSR) ou syndrome douloureux régional complexe de type I (SDRC-I), est un trouble douloureux chronique qui affecte généralement les membres supérieurs ou inférieurs. Elle se caractérise par des douleurs intenses, des inflammations, des œdèmes, des raideurs articulaires, une altération de la fonction et parfois des changements de couleur et de température de l'épiderme.

L’algodystrophie est une pathologie qui survient généralement à la suite de traumatismes, d’opérations de chirurgie ratée homme et femme, d’immobilisations prolongées ou d’affections neurologiques, mais elle peut également se manifester sans cause apparente. Les mécanismes sous-jacents restent mal compris, mais l’implication du SNS et de l’inflammation locale est suspectée.

Le diagnostic de l’algodystrophie repose principalement sur les symptômes cliniques et l’exclusion d’autres causes de douleur. Le traitement vise à soulager les souffrances physiques endurées, réduire l’inflammation et améliorer la fonction. Cela comprend aussi une approche multidisciplinaire associant médicaments, thérapie physique, rééducation et interventions psychologiques. La prise en charge précoce est essentielle pour prévenir l’aggravation des symptômes et favoriser la récupération.

L’évolution de l’algodystrophie varie d’un individu à l’autre. Certains patients peuvent connaître une amélioration significative, tandis que d’autres peuvent développer une invalidité permanente et des douleurs chroniques. La recherche se poursuit pour mieux comprendre les mécanismes impliqués et contribuer favorablement aux options thérapeutiques.

Quels sont les membres touchés par l’algodystrophie ?

L’algodystrophie peut toucher parmi un membre supérieur et un membre inférieur. Cela peut inclure l'épaule, le bras, le coude, l'avant-bras, le poignet et la main.

Le membre inférieur englobe la hanche, la cuisse, le genou, la jambe, la cheville et le pied.

Bien que les algodystrophies puissent affecter n’importe quelle articulation dans ces régions, elle est plus fréquemment observée au niveau du poignet, de la main, de la cheville et du pied.

Dans quelles situations l’algodystrophie peut-elle se produire ?

L’algodystrophie est un trouble douloureux qui peut survenir dans diverses circonstances, souvent en lien avec un événement déclencheur.

Parmi les situations les plus fréquentes, on retrouve :

Traumatismes : fractures, entorses, contusions ou autres lésions tissulaires peuvent déclencher l’algodystrophie. Ces traumatismes lors d'un accident de vie ou accident du travail (voir notre article sur le sujet) peuvent entraîner une réaction anormale du SNS et provoquer des souffrances corporelles et des inflammations.

Interventions chirurgicales : certaines chirurgies, en particulier celles impliquant les membres comme le canal carpien, peuvent être à l’origine de l’algodystrophie, en raison de l’immobilisation et de la manipulation des tissus.

Immobilisation prolongée : une immobilisation prolongée, due à un plâtre ou à une attelle, peut provoquer une algodystrophie en perturbant la circulation sanguine et en induisant des changements neurologiques.

Affections neurologiques : des troubles neurologiques, tels que les accidents vasculaires cérébraux, la sclérose en plaques ou les neuropathies, peuvent entraîner une algodystrophie en perturbant le fonctionnement du SNS.

Causes idiopathiques : dans certains cas, l’algodystrophie peut survenir sans cause apparente, rendant le diagnostic et le traitement plus complexes.

Quels sont les signes qui annoncent une algodystrophie ?

Les signes annonciateurs d’une algodystrophie peuvent varier d’un individu à l’autre, mais incluent généralement les manifestations suivants :

Douleur : intense et disproportionnée par rapport à l’événement déclencheur, souvent décrite comme brûlante ou lancinante.

Œdème : gonflement de la zone affectée, en particulier autour des articulations.

Raideur articulaire : diminution de l’amplitude des mouvements et difficulté à bouger l’articulation concernée.

Sensibilité accrue : sensation douloureuse au toucher ou en réponse à des stimuli normalement indolores (allodynie).

Changements cutanés : modifications de la couleur, de la température et de la texture de l'épiderme, souvent accompagnées de transpiration excessive.

Atrophie musculaire : affaiblissement et diminution de la taille des muscles en raison de la douleur et de l’immobilisation.

Comment se réalisent les critères pour diagnostiquer une algodystrophie ?

Les diagnostics des algodystrophies repose principalement sur l’évaluation clinique et l’exclusion d’autres sources de douleur.

Les critères des diagnostics se rapportent aux éléments suivants :

Anamnèse : prise en compte des antécédents médicaux, des circonstances déclenchantes et de la description de la douleur.

Examen clinique : évaluation des manifestations telles que les douleurs, les œdèmes, les raideurs articulaires, les changements cutanés et la sensibilité accrue.

Exclusion d’autres causes : élimination d’autres affections pouvant causer des manifestations similaires, comme les infections, les fractures non diagnostiquées ou les troubles nerveux.

Tests complémentaires : bien que non spécifiques, des examens d’imagerie (radiographie, scintigraphie osseuse) ou des tests électrophysiologiques peuvent aider à confirmer le diagnostic et à exclure d’autres pathologies. Le diagnostic est souvent un processus d’élimination et il est crucial de consulter un professionnel de santé pour une évaluation approfondie.

Quel signe doit inquiéter la personne atteinte d’algodystrophie ?

Il y a plusieurs paramètres alarmants qui devraient inquiéter une personne atteinte d’algodystrophie comme le cas d'une aggravation rapide et importante des symptômes.

Il peut s'agir d'une douleur intense et insupportable ne répondant pas aux médicaments habituels ; une détérioration rapide de la fonction et de la mobilité de l’articulation concernée, limitant gravement les activités quotidiennes ; des changements cutanés marqués, tels que des variations extrêmes de la couleur et de la température de la peau, indiquant une mauvaise circulation sanguine ; des signes d’infection, comme une rougeur, une chaleur et un gonflement importants, accompagnés de fièvre.

Si l’un de ces signes alarmants se manifeste, il est essentiel de faire appel rapidement à un spécialiste pour évaluer la situation, ajuster le traitement ou identifier d’éventuelles complications.

Comment évoluent les algodystrophies ?

L’évolution des algodystrophies varie selon les individus et peut être influencée par plusieurs facteurs, dont les prises en charge et les traitements.

Les algodystrophies peuvent évoluer en trois phases distinctes :

Phase froide : cette phase est marquée par une douleur intense, un œdème, une raideur articulaire et des changements cutanés. Les prises en charge précoces à ce stade sont cruciales pour limiter l’évolution de la maladie.

Phase chaude : la souffrance physique peut persister, mais elle est généralement moins intense. Les raideurs articulaires et les modifications cutanées s’accentuent. L’atrophie musculaire peut apparaître en raison de l’immobilisation et de la diminution de la fonction articulaire.

Phase chronique : la souffrance physique peut diminuer, mais les raideurs et les atrophies musculaires peuvent persister et devenir permanentes dans certains cas. Les séquelles fonctionnelles peuvent être importantes si un traitement adéquat n’a pas été mis en place.

Les algodystrophies diffèrent d’une personne à l’autre et certains patients peuvent connaître une amélioration significative avec une prise en charge appropriée. Un suivi médical régulier et une rééducation adaptée sont essentiels pour optimiser la récupération et prévenir les complications à long terme.

Comment traiter les algodystrophies ?

Le traitement des algodystrophies, également connu sous le nom de syndrome douloureux régional complexe (SDRC), vise à gérer la douleur, améliorer la fonction des membres et minimiser les complications à long terme. Les prises en charge de cette maladie douloureuse nécessite une approche multidisciplinaire, impliquant le médecin, le spécialiste chirurgien et le patient.

En fonction de la phase de la maladie et du niveau de douleur, elle peut être traitée de multiples manières. Les options incluent des médicaments anti-inflammatoires pour réduire l’inflammation et soulager la douleur, des analgésiques pour gérer les douleurs persistantes et de la médicamentation spécifique pour le type de douleur ressentie (par exemple, un médicament neuropathique pour les douleurs d’origine nerveuse).

Des traitements appropriés dès les premiers symptômes du SDRC est essentiel pour minimiser le risque de complications et favoriser la récupération. Les patients ayant subi un traumatisme, comme une fracture ou autre traumatisme, doivent être attentifs à l’apparition de douleurs inhabituelles ou disproportionnées.

Les séances rééducatives sont un élément crucial des traitements des algodystrophies. Un kinésithérapeute peut aider le patient à préserver et à améliorer la mobilité des articulations affectées, comme le genou ou le pied. Des exercices doux et progressifs sont recommandés pour éviter de provoquer une douleur supplémentaire.

Les examens complémentaires, tels que l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou la scintigraphie osseuse, peuvent aider le médecin à évaluer l’évolution de la pathologie et à ajuster le traitement en conséquence. Dans certains cas, un chirurgien peut être consulté pour discuter des options de traitement plus invasives, telles que la chirurgie de décompression ou la stimulation médullaire.

Des techniques non médicamenteuses, comme l’application de froid ou de chaleur sur les zones douloureuses, peuvent également aider à soulager la douleur contre le SDRC. En outre, le soutien psychologique et les activités rééducatives du patient sont importants pour mieux comprendre la maladie et apprendre à gérer les douleurs au quotidien.

Enfin, la communication entre le patient et les professionnels de la santé tels que son médecin généraliste ou chirurgien est essentielle pour assurer des traitements efficaces et adaptés face au traumatisme. Les patients doivent être encouragés à exprimer leurs préoccupations et à poser des questions pour mieux comprendre leur état et le plan de traitements proposé.


 

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